Dandysme Glamorous

13 juin 2011

Les Dandys chez les Picaros (Philippines Part III)

Héhé, après m’être laissé gagner par la paresse pendant de longues semaines, à mon tour de reprendre le fil de nos aventures où bab l’avait arrêté, au moment de notre retour sur la route de Sagada en compagnie de nos apprenties aventurières-randonneuses. Chemin faisant nous sommes passés devant un des rares magasins de vêtements ouverts dans ce coin reculé.

N’écoutant que mon goût de la belle sape, hérité de mes affinités congolaises, et mon besoin de m’acheter un maillot de bain (mon côté "roots" m’avait fait partir, comme on dit vulgairement "avec ma bite et mon couteau", en oubliant l’accessoire nécessaire à notre deuxième semaine balnéaire) je m’engouffrais dans l’échoppe et commençais à m’extasier devant les couleurs chamarrées des vêtements. Une fois mon maillot de bain choisi (j’allais plus tard faire preuve de toute mon audace vestimentaire en le portant  par inadvertance d’une façon singulière et décalée, qui n’était pas sans rappeler le légendaire look des Kriss Kross^^)

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nous avons constaté avec bab que nous deux comparses avaient cédées à leur nature féminine et étaient parties dans une frénésie de shopping . C’est le moment que nous avons choisi pour nous éclipser et leur souhaiter à très bientôt (ce qui n’allait pas vraiment être le cas vu que ce séjour à Sagada n’a été qu’un chassé-croisé sans fin entre nous et notre jolie compatriote au grand cœur)!

Une petite toilette d’eau glacée plus tard et nous étions prêts pour aller diner et voir si la cuisine sagadaise offrait des surprises et délices autres que ceux que nous avions déjà goutés. Nous sommes donc rentrés dans un restau en espérant secrètement y trouver nos deux (enfin surtout une^^) connaissances… et oui, on est de grands amateurs de comédies romantiques, on aime bien quand les rencontres sont le fruit du destin et se font de manière naturelle et inattendue (sauf que parmi les deux,  "Hollandor" n’avait pas vraiment un physique de comédie romantique^^)! Et ben non, nos espérances furent vite déçues quand nous entrâmes dans un restau-hôtel (qui le matin nous avait d’ailleurs refusé le gite) et ne vîmes pas la femme française tant désirée!

Le maître des lieux, un jeune philippin arrogant, ne daignait pas non plus se montrer, ignorant avec superbe tant les clients qui rentraient que ceux qu’il fallait servir. Nous avons quand même réussi à nous attabler pour attendre notre réconfortant diner en sirotant des sodas locaux.

Nous avons aperçu à la table voisine un groupe de filles étrangères déjà rencontrées à Banaue et qui nous avaient proposé de faire ensemble la route jusqu’à Sagada. Voyant le physique peu avenant des demoiselles nous avions décliné l’invitation. Fidèles à notre ligne de conduite, ce soir nous ne leur avons même pas adressé un salut^^. Les étendre déblatérer dans un anglais trainant et insupportable un nombre incalculables d’idioties et de lieux communs sur les mecs ne nous faisait absolument pas regretter notre décision! Mais les mégères-harpies allaient encore franchir encore une étape dans l’impudence lors de la commande de leurs cafés-chocolats. L’une d’elle se plaignant au paresseux taulier que son chocolat  n’en avait pas le goût. Nous avons alors imaginé une scène, inspirée de ce chef d’œuvre cinématographique qu’est Waiting… avec Ryan Reynolds, où le colérique et paresseux serveur ramenait à l’effrontée un nouveau chocolat auquel il aurait fait subir les pires outrages… El chocolato filipino! Ce petit divertissement ne nous a néanmoins pas empêché de déguster notre poulet accompagné de sa double ration -le bab aime les doublons culinaires^^- de frites.

Le ventre plein nous croyions être prêts pour une nuit réparatrice! Grossière erreur car s’il très beau aux Philippines, notre périple nous avait emmenés dans les hauteurs du pays, où la nuit règne une température des plus fraiche (pas plus de 5°c). Armés de notre ridicule couverture nous en avons été quitte pour une nuit polaire, qui n’a pas été sans rappeler celle de Twilight 3 où Jacob le quileute et Edward Cullen protège Bella au  sommet d’une montagne enneigée… Ne manquait que Camille dans le rôle féminin^^! Autant dire que notre sommeil a été entrecoupé de grelottements et que le réveil fût à l’aube!

Bab laissant parler son sang de loup-garou fut pris de folie (à mon sens!) et voulut ouvrir la fenêtre pour laisser un peu d’air entrer dans la chambre. J’accueillis cette initiative, ainsi que le souffle glacé qui suivi, par un cri, autant de désapprobation que de détresse, bestial et guttural, qui transcrit par écrit donnerait à peu près "eeuuuuaaaaahhh"! Pas découragé malgré tout nous sommes sortis pour prendre notre petit déj.

Nous avons alors rencontrés "Hollandor" et Camille tranquillement attablées à la terrasse d’un salon de thé local, sirotant la boisson anglaise favorite de filles (bon c’est vrai moi non plus je ne dédaigne pas toujours cette boisson, notamment quand le froid se fait saisissant où quand elle est japonaise). Sans doute encore sous le charme de la randonnée de la veille elles nous ont proposé de se joindre à elles pour une découverte des grottes environnantes. Nous avions prévu une autre excursion et la grotte déjà vu nous suffisait (Bab n’aime les doublons qu’en cas de nourriture^^). Si on ajoute à ça qu’il nous fallait réserver nos avions la semaine à venir et organiser une journée de rafting pour le lendemain, nous avons du décliner l’invitation.

Sans regret nous nous sommes à notre tour installés pour un petit déj autrement plus consistant qu’un simple thé, à savoir de bonnes omelettes accompagnées de nombreux toasts, que nous avons dégustés en regardant d’un œil amusé un autre binôme de touristes français : l’un des deux était vraiment le sosie de Gad Elmaleh et avait l’air d’être un gueulard de premier ordre.  Très véhément, il a fait patienter un temps interminable son pote (qui avait l’air dépité) et leur guide (qui pouvait constater de visu que la réputation de râleur des français n’était pas usurpée) car il avait oublié un truc apparemment essentiel à la randonnée.

Nous apprécions à sa juste valeur le petit déj sur une terrasse ensoleillée ainsi que la vue magnifique du village de Sagada, mais malheureusement nous ne pouvions nous attarder indéfiniment, nous avions des tâches à accomplir! Au premier rang desquelles gérer nos billets d’avions pour la semaine suivante à Palawan (et ouais, le Bab et moi sommes de vrais joueurs d’échec, on a toujours un coup d’avance^^) : en effet les avions pour y aller à partir de Manille ne sont vraiment pas légion, toujours pleins et nous n’étions pas trop flexibles questions horaires et dates.  Quelques mails dans un anglais sans fioriture ni concession plus tard, l’affaire était arrangée, ce qui n’allait pas être le cas, nous allions l’apprendre plus tard, de Camille qui elle aussi devait se rendre au même endroit. Mais cela n’était qu’une broutille face au projet de grande envergure que nous voulions mettre sur pied : faire du rafting (une grande première pour nous) sur les flots puissants et déchainés de la rivière "Chico"! Ce ne fut pas une mince affaire car nous avons été trimballés à droite et à gauche pour comprendre qui était le vrai organisateur de cette excursion, et notre principal contact, un guide local de rafting, préférait largement taper le carton au cours de parties de belottes endiablées avec ses potes que nous aider ou nous informer. Après d’âpres négociations nous avons réussi à planifier la sortie pour le lendemain matin, à notre charge de trouver des personnes pour compléter les bateaux.

Nous pouvions donc sereinement faire notre petite excursion aux chutes d’eau de Sagada. Le philippin étant roublard et aimant servir de guide contre des pesos sonnants et trébuchants,  les directions des destinations touristiques sont indiquées très sommairement et sont une invitation à se perdre définitivement dans la nature hostile. Là Bab et moi avons joué une partition que l’on maitrise à merveille, digne d’un "buddy movie", où on se querelle à propos d’un itinéraire à suivre. Surplombant la vallée de Sagada, nous voyions bien les chutes d’eau, mais pour les rallier Bab voulait faire un long détour à flanc de corniche pendant que je préconisais une rapide et directe ligne droite à travers les rizières (bon, c’était quand même un peu un coup de poker car les mur des rizières sont hauts de plusieurs mètres)… et ouais, je suis un fonceur, on ne se refait pas^^!

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Voilà la vallée que Bab voulait nous faire contourner en suivant la crête des montagnes... Il s'est cru dans le seigneur des anneaux^^

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Héhé tel un prophète j'ouvre la voie vers les chutes d'eau...

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C'est vrai je suis pas tout à fait certain de mon itinéraire et je dois m'asseoir pour y réfléchir à deux fois...

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Après mûre réflexion, foncer tout droit à travers les rizières me parait le plus sage!

Finalement j’ai pu rallier le Bab à ma cause, mais à chaque fois c’est comme jouer à la roulette russe car en cas d’erreur de ma part mon copain est un poil vengeur et rancunier^^. Les dieux de l’orientation étaient avec moi et nous sommes arrivées aux chutes d’eau.

Quelle ne fût pas notre surprise de découvrir que les lieux étaient déjà occupés par une bande de sagadais qui se livraient à des activités plutôt légitimes pour un attroupement de jeunes : se baigner, boire un infâme alcool local (vendu comme un gin a 70° par nos "hôtes") et se défoncer avec de la bonne weed^^! Plutôt hospitaliers ils se montrèrent très communicatifs et nous invitèrent à partager leurs saines activités. Fonceur un jour, fonceur toujours, je me laissais tenter par un verre d’alcool et daignait goûter à leur ragoût de porc (bien sûr du gras et des os, les morceaux les plus nobles^^) qui mijotait dans un récipient douteux. Bab trouvait l’excuse d’être un fervent muslim pour se soustraire à cette épreuve! Un autre touriste allemand qui avait suivi le chemin que nous avions tracé compris vite qu’il fallait mieux filer sans demander son reste! L’ambiance était certes chaleureuse (ils ricanaient bêtement en disant "Nicolas Cage" une fois que leur avais dit mon prénom) mais je sentais que mon refus d’inhaler une bonne bouffée de crack (la bouché édentée des membres de la jeunesse sagadaise m’a fait soupçonner que ce qu’ils fumaient n’était sans doute pas vraiment recommandé si je voulais espérer conserver intacts mes chicots) allait peut-être être mal interprété… Malgré des chauds encouragements à partager le repas, nous sommes donc partis, laissant derrière nous les jeunes voyous pique-niquer, tels une meute de coyotes, attroupés autours d’un sac poubelle éventré et plein de riz. Un charmant contact avec la jeunesse locale, que n’auraient pas renié nos amies membres d’ONG^^!

Heureux de notre ballade et du côté comique de la rencontre fortuite nous sommes rentrés au village. Nous avons alors essayé de convaincre d’autres touristes de se joindre à nous pour une folle journée de rafting le lendemain! Nous n’avons pas vraiment rencontré le succès escompté, un darron allemand refusant la mort dans l’âme (il n’avait plus l’âge pour cette activité et devait rester avec sa femme et sa fille), mais nous exhortant à "challenger" un groupe de russes qui étaient dans notre hôtel. Le caractère braillard et mal éduqué de cette peuplades de l’Est (on développera ce point plus tard) à fait que nous étions moyennement enthousiasme pour les inviter à se joindre à nous (héhé nous on n’a pas l’hospitalité légendaire des jeunes coyotes sagadais^^).

Deux bonnes nouvelles allaient surgir d’un seul coup : finalement un groupe de touristes s’était inscrit pour le rafting, nous n’avions plus à quémander un quelconque ralliement, et Camille et "Hollandor", revenant de leur excursion, nous proposaient de les accompagner au restau le soir, soi disant le plus huppé de Sagada (attention, ça pose l’établissement^^)! A écrire ces mots, je me rends compte que les femmes sont bien souvent vénales et aiment la brillance des lieux de restaurations (respect and love forever AM^^)! Bon en fait cette invit s’est révélée être une grosse carotte, car en nous pointant au lieu dit avec un peu d’avance, nous avons trouvé "Hollandor"et avons appris qu’en fait nous aurions passer avant pour ajouter nos noms à la réservation et que maintenant il n’y avait plus de place pour le Bab et moi. Nous nous sommes drapés dans notre fierté et avons assené méprisamment à la grosse hollandaise que nous allions manger ailleurs.

Notre choix s’est alors posé sur une petite gargote qui allait devenir notre repaire de la soirée et du lendemain. La cuisine y était goûtue et copieuse, le coca bien frais et l’ambiance familiale (les jeunes enfants de la taulière se plongeaient avec délice dans les joies de l’informatique)… Notre félicité fût bientôt troublée par l’irruption de la bande d’animaux russes qui à grand renfort de cris demanda bruyamment à servi au plus vite malgré leur nombre imposant! Un peu sadique (la légendaire cruauté asiatique),  la patronne les fit asseoir pour revenir un quart d’heure après en leur disant qu’ils seraient servis dans une bonne heure^^. Comprenant qu’ils s’étaient faits floués et allaient devoir trouver un autre endroit voulant les accueillir  et les servir le  troupeaux soviétique s’en est allé en pestant, sous le regard inflexible des maîtresses du lieu. Nous savourions bien sûr avec délectation cette carotte faite à nos bruyants voisins d’hôtel^^. Mais l’heure tournait et nous avions une journée sportive le lendemain. Nous sommes donc allés nous coucher non sans avoir auparavant négocié des couvertures supplémentaires, seules garantes de notre survie dans la nuit glacée!

Le lendemain allait bien sûr être épique, mais ça sera le sujet d’un autre post, je m’arrête maintenant pour celui là!



23 mars 2011

Les Dandys chez les Picaros (Philippines Part II)

C’est lors de notre premiere nuit que nous realisames que le systeme de collecte et de distribution de l’eau dans cette partie des philippines etait quelque peu laborieux et en decoulait des consequences facheuses pour chacun d’entre nous.

Afin d’etre fourni en eau les philippins installent en effet des tuyaux d’arrosage dans les sources ou cascades environnantes et l’achemine dans les villages des montagnes tout simplement en reliant un autre tuyau aux precedents.

L’eau est donc froide dans la majorité des habitations (les hotels n’y rechappent pas)

Fouin devenu frileux par son exil en afrique n’exige plus que de l’eau chaude pour se laver, et je du elever la voix une ou deux fois pour qu’il aille prendre sa douche, ce qui provoqua quelques frictions car un Fouin frileux est egalement plein de defiance, une vraie forte tete et pour le faire ceder j’ai du aller jusqu'à la menace d’en referer a marie christine.

Pour ma part j’ai souffert d’un debit « goutte a goutte » dans cet hotel ou, savonneux de la tete aux pieds, je passais une eternité a me rincer sous un famelique filet d’eau.

Il est temps maintenant de passer faire un tour en cuisine car il ne faut pas l’oublier nous sommes les ambassadeurs de la France et faire honneur a une bonne table est notre sacerdoce.

Cette premiere rencontre avec la gastronomie locale nous permis de gouter a du riz cantonais frit, du porc mariné et grillé, des omelettes oignons-champignons noirs, des soupes a tout et n’importe quoi, bref du tres bon mais rien d’extremement exotique. [Edit FOUIN: Héhé Bab fait bien de mentionner cette liste de plats longue comme le bras, car c'est exactement tout ce que nous avons mangé en une fois! Sur un malentendu culturel, linguistique et culinaire Bab a cru que ce que la chétive serveuse avait amené était l'ensemble de notre repas, ce à quoi il a répliqué en doublant les doses et la commande -il faut dire qu'on était passablement affamés- sous les yeux éberlués de la pauvre employée! Autant vous dire que j'en ai chié pour finir mon omelette^^]

Nous voilà le ventre plein et prêt a quitter les rizieres de banaue pour rejoindre Sagada (soit encore plus haut et perdu dans les montagnes et la luxuriante foret).

Nous prenons alors place dans le jeepney en partance et voyons une jeune babtou errer autour, convaincue de se mêler aux locaux (un peu comme Fouin en Guadeloupe ou en Angola [Edit FOUIN : Héhé carrément, je suis le zoulou blanc, homme blanc coeur noir^^. Mais c'est vrai que lors de la rencontre avec cette jeune française, la première impression n'a pas du me faire passer pour le plus grands des baroudeurs qui se fond dans la culture locale: en bon touriste j'essayais vainement de prendre en photo un tricycle sans bouger du bus que j'occupais alors seul pour réserver les places]). Par une investigation minutieuse, je decouvre qu’un sac dans le jeepney porte une etiquette d’Air France avec un nom et une adresse du pays. Ce fut la naissance du duo français d’enqueteurs, les Bœufs carottes.

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Forcement le sac et le nom en question appartenait a la fille qui, dedaigneuse envers ses compatriotes, ne nous adressa pas le moindre regard et s’assit a l’avant du vehicule lorsque celui ci demarra pour un periple musclé de 2h .

Durant le trajet vous vous doutez bien que nous n’avons pu nous retenir de faire les paons pour attirer l’attention de la hautaine française, camille de son prenom, et ce, sans succes malgre un Fouin plus charmeur que jamais (ce qui allait l’amener a beaucoup de derives par la suite). [Edit FOUIN : alors là je suis plus réservé que Bab pour qualifier ma première approche d'échec! J'en veux pour preuve le fait qu'elle a rapidement percé à jour mes goûts sentimentaux et qu'elle s'est donnée un petit côté artiste pour me séduire en me parlant de l'aspect "scénique" des rizières de Batad^^ Aaah, que j'aime les femmes artistes quand leur talent est réel et pur, ce qui était bien entendu le cas de Camille... et de bien d'autres par le passé^^] 

 

A mi chemin, dans la petite bourgade de Bontoc, nous devions changer de jeepney et ce fut a ce moment que camille, visiblement emoussée par les plaisanteries bon enfant de Fouin, ceda et vint nous parler, enfin nous demander conseil devrais je plutot dire…

En effet la « baroudeuse » qu’elle croyait etre fut subjuguée par notre coté aventuriers de l’extreme et des lors elle ne cessa d’etre en admiration devant notre instinct du voyage, il faut dire qu’avec un petit sac a dos chacun on donnait l'impression d'etre assez roots.

Alors qu’elle avait prevu quelques jours a Bontoc avant de rejoindre Sagada, elle changea brutalement ses plans pour suivre notre trajet, et ce ne fut que le debut…

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Dans le nouveau jeepney, nous fimes connaissance (de loin) avec une autre babtou que Fouin identifia immediatement comme française, elle s’avera etre hollandaise par la suite, tandis que camille fit le parcours sur le toit la faute a sa volontaire nonchalance qui la fit arriver juste avant le depart. Comme de plus elle commencait a nous courir sur le haricot a faire la rebelle « j’ai besoin de personne » (TOUT le contraire de ce qu’elle se trouvait etre en verité !) cette situation nous a procuré beaucoup de plaisir puisqu’elle bouffa de la poussiere durant une bonne heure vu le chemin de terre qui nous menait jusqu'à Sagada [Edit FOUIN : et nous avons bien ri de sa mauvaise fois quand à l'arrivée elle a nié s'en être pris plein la gueule et a glosé sur le côté "fantastique" et "magique" de sa chevauchée poussiéreuse]. 

 

Sagada

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Charmant village haut perché ou regnait le calme, la joie et un froid polaire la nuit tombée.

Mais et camille dans tout ça me demanderez vous, eh bien elle avait filé sans demander son reste des que le jeepney s’etait arreté.

Avec fouin nous sommes parti a la recherche d’un hotel recommandé dans notre guide, et là qui se precipita vers nous, l’air aux abois, je vous le donne en mille, la touriste independante et temeraire… elle nous accompagna donc dans « notre » hotel et se paya le luxe de subtiliser au nez et a la barbe de Fouin la derniere chambre de libre. Pas pute pour un centime elle nous encouragea a aller voir dans un hotel voisin bien plus cher, depourvu d’eau chaude et de couvertures decentes…

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Voilà notre spartiate chambrée ou la maigre couverture permis au froid de nous saisir des la premiere nuit afin de donner le ton.

Mais cet hotel n’avait pas encore devoilé tous ses atouts, en l’occurrence son restaurant, qui nous familiarisa avec une specialité qu’on retrouva tout au long de notre sejour a Sagada :

En fait tu prends la partie du porc ou il y a le plus de gras, d’os et tu fris le tout…

 

Mais l’etablissement hebergeait egalement un invité de choix, qui se manifesta a nous lorsque l’on commanda des bieres

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Bois renard se faisait chasser regulierement par les tenanciers epuisés par ce combat perdu d’avance, mais echaudés par cette rencontre nous nous sommes rabattus sur du coca afin d’eviter toute provocation supplementaire a l’encontre du renard alcoolique.

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Apres ces retrouvailles et histoire de digerer un peu, nous sommes retournés dans notre chambre.

Chacun s’appropriant son lit selon l’humeur :

 

Bab revisitant le plafond de la sixtine

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Tandis qu’un Fouin semblant etre passé entre les mains de reducteurs de tetes roupillait [Edit FOUIN : il faut préciser que les tribus locales qui peuplent ces montagnes sont -ou plutôt étaient, je doute qu'ils aient encore le droit de se livrer à cette noble et saine activité!- de redoutables réducteurs de tête, ce qui a provoqué la frayeur de Bab, quand revenant de sa douche il m'a trouvé dans la position ci-dessous^^]

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Mais la sieste fut de courte durée, nous avions prevu d’aller nous renseigner en ville pour quelques activités sportives.

 

C’est donc en tenue decontractée (short pour moi, son pantalon de toile favori pour Fouin ) qu’on croisa au detour d’une rue camille et la hollandaise du jeepney, equipées façon « survie » (sac a dos avec gourde integrée, lampe frontale, survetement etc. ), qui nous proposerent de les accompagner pour une rando sauvage.

Ni une ni deux, on accepte, toujours en mode Banga « en route pour l’aventure » !


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(ça devint l'un de nos hymnes durant le voyage)

Troublées et stupefaites, elles resterent un peu abasourdies lorsque, impatients, nous leur avouons l’absence de raisons de se changer ou de prendre des affaires avant de les suivre. [Edit FOUIN : elles étaient aussi toutes émoustillées devant notre attitude "rebelle, robuste", qui consistait à faire fi de toutes les loies et de ne pas aller s'enregistrer à l'office du tourisme de Sagada. Quand les boeufs-carottes sont en mission, c'est incognito et en sous-marin! Les vrais agents secrets à la française ne laissent pas de trace^^]

Pour ce qui est de les suivre c’est un grand mot, elles avaient recopié sur un petit bout de papier un plan dicté par un soit disant guide philippin.

Le chemin debutait par la traversée d’un cimetiere avant de nous enfoncer dans la jungle.

 

La premiere etape etait les fameux cercueils suspendus de Sagada

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Durant l’expedition, le jeu de la seduction commença a s’installer et les questions interessées s’enchainerent.

Etant donné que je refusais comme a mon habitude de parler anglais, ce fut a fouin qu’incomba la discussion avec la hollandaise.

Nous apprenions qu’elle s’appelait Dory, que je comprenais Dora, et qu’on finira par nommer avec Fouin « Hollandor » ([Edit FOUIN : surnom donné un peu dans la hâte et l'énervement de voir des hollandais "partout" aux Philippines, la rédactrice de notre guide lonely planet en étant une aussi], qu’elle et camille etaient membres d’ONG (medecins sans frontieres pour la françouze et un truc bidon qui regroupait tout et n’importe quoi sous l’egide chinoise pour l’autre).

 

Camille, elle, s’enteta a connaître les notres de professions, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle ne fut pas deçue.

Fouin toujours fier d’annoncer qu’il est geologue se fit taper sur les doigts une fois qu’il lui expliqua qu’il n’etait pas un éco-geologue qui gagne deux francs six sous pour proteger la planete, mais bien un destructeur de chez Total.

Comme je refusais d’avouer ma condition de chomeur, elle finit par croire (avec notre aide malicieuse) que j’etais trader, avec peine puisque comme elle le fit judicieusement remarquer, un trader qui ne parle pas anglais c’est pas commun ^^

Cela donna naissance au trader bab, passant ses ordres uniquement en metropole par minitel et par bi-bop.

 

Nous etions donc a ses yeux le mal incarné et ça ne manquait pas de l’emoustiller cette fieffée  petite garce ! (elle n’etait pas la seule car Fouin en fit sa muse pour bien des fusées durant ce sejour [Edit FOUIN : bon sur ce dernier sujet je mangeais à tous les râteliers! Il faut dire que Bab a omis la caractéristique principale de "Hollandor", qui était ses énormes sboobs! Du coup, tout à la gaudriole, sur mon lit je mimais paillardement une situation de levrette avec elle où je malaxais ses seins en les trayant façon "vache hollandaise" Pas très élégant je l'accorde, que les tenant(e)s du bon goût et du féminisme me pardonnent^^! En tous cas que de belles fusées suivies de douches gelées^^! Muslim Bab adoptait sur ce sujet une attitude plus chaste et plus vertueuse.])

 

Mais revenons en a la randonnée « balisée »… la carte dessinée par nos deux comperes humanitaires rendue illisible par leurs doigts moites (surement l’excitation que nous leurs procurions) ne nous aurait pas ete d’une grande aide vu notre proportion, a Fouin et moi, de nous ruer a l’aventure (comprendre par là : fourrés, jungle impenetrable ou encore grotte inaccessible)

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D’ailleurs c’est la vision au loin d’un trou beant dans une falaise qui nous fit cavaler jusqu'à une des fameuses grottes de la region.

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Sur le chemin je mis la main sur ce que je recherchais desesperement depuis le debut de notre periple, l’outil n°1 du veritable randonneur : un baton !

 

Vu les difficultés que j’avais eu a mettre la main dessus je n’etais pas prêt de l’abandonner, meme si a flanc de montagne, il ne me fut pas d’une grande aide… (pur effet d’optique qui laissa de marbre nos deux compagnes lors du shooting)

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Avant de plonger dans les tenebres de la grotte je montrais a Fouin une des possibilités (pour survivre et se detendre) du couteau suisse de la rando

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Nous voilà donc nous enfoncant dans la caverne suivant le mince cours d’eau qui contre toutes attentes s’averera etre un obstacle quasi insurmontable pour les pseudos baroudeurs qui m’accompagnaient.

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(on dirait que je donne des coups de baton aux filles pour qu'elles avancent [Edit FOUIN : Héhé comme des oies de Gavalais. Et je crois que c'est à ce moment là que tu t'es essayé avec succès à un pur calembour en anglais : "Hollandor" essayant de deviner le secret de ta profession, penchait pour un métier artistique et demandait avec un peu d'ironie si tu avais un "tatoo", comme tout bon artiste qui se respecte! Fin traducteur tu lui as expliqué quel charmant petit animal était, en français, le tatou, et que non, tu n'en avais pas, mais que oui, promené au bout d'une petite laisse cet animal est un super accessoire de dandy-artiste^^])

En effet alors qu’ils sont dans un pays super chaud, ensoleillé, et qu’ils sont de simples chaussures de rando aux pieds leur regle semblait etre de ne jamais, ô grand jamais, les mouiller…

Les regles moi j’en fais fi, d’ailleurs j’ai ete directement tancé par Camille alors que je plongeais dans l’obscurité la plus totale de la grotte avec juste le flash de l’appareil photo pour me diriger.

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Mademoiselle, elle, avait sa lampe frontale de speleo et tenait la main d’une Hollandor tetanisée devant le ridicule courant d’eau.

 

Mais et Fouin dans toute cette affaire me direz vous ?

Eh bien notre homme, dont l’ingéniosité n’est plus a demontrer, s’etait mis en tete de batir un pont a l’aide de pierres pour traverser les endroits ou ils risquaient de mouiller leurs chaussettes.

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(là il mime un homme des cavernes, gros bide vis a vis des deux filles en arriere plan)

Voilà son … « œuvre »

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Mais malgre l’aide conjointe du Batisseur et de mon baton, Hollandor geignait et rechignait a avancer dans les meandres de la grotte. Les premiers signes de panique vinrent lorsque la maigre lumiere de la lampe frontale commença a faiblir, et je du a contre cœur me resoudre a rebrousser chemin avec les Trois « valeureuses » qui cachaient leur fuite sous couvert de raison (« on ne sait pas jusqu’ou ça va ! », « on n’aura jamais assez de lumiere pour sortir ! »)

Dans la tourmente et par fureur j’allais jusqu'à jeter mon precieux baton dans les tenebres.

une fois la lumiere du jour retrouvée, les esprits chamboulés de mes camarades ne se calmerent pas pour autant et retrouver le chemin pour sortir de l’enfer vert donna lieu a une veritable epreuve koh lantaesque.

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Les filles partirent bille en tete sur un pretendu sentier (tout juste quelques herbes moins hautes que la normale) et nous menerent a un cul de sac.

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Des sentiers comme celui ci nous en defricherent 3 avant qu’avec Fouin nous laissions parler notre vraie nature : celle d’un sanglier inarretable…

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La jungle philippine ne pouvait pas grand chose contre les cognées d’un destructeur poitevin, et c’est animé par la rage du berserker qu’on fini par debouler dans le jardin d’un philippin abasourdi (il faut bien dire qu’on sortait de nulle part).

Poussant le mimetisme animal a son paroxysme, j’avais les mollets lacerés par les ronces (qu’on retrouvait egalement dans la tignasse fouinesque) et Fouin les fesses, de son « beau » pantalon, rendues noires par ses nombreuses chutes sur des racines. Les deux filles bien en retrait discutaient posement en profitant du chemin deblayé par nos soins.

 

Une cloture plus loin et nous etions de retour sur la route principale de sagada… prêt a vivre de nouvelles aventures ! (mais ça s’arrete là pour moi ^^ )

Posté par fligouguigou à 14:01 - Road trip (déchaine la fureur Mitch!) - Commentaires [3]

08 mars 2011

- Flash Info - Nous interrompons momentanément nos programmes - Flash info -

Un sanglier a semé la panique aujourd'hui dans un centre commercial de Frouard (Meurthe-et-Moselle), dans la périphérie de Nancy, dévastant une partie d'un hypermarché puis un salon de coiffure où il s'était réfugié, a-t-on appris auprès du centre et des pompiers.

"Le sanglier s'est d'abord réfugié dans le fond de l'hypermarché, vers les rayons liquide. Il était face au mur, puis s'est retourné et a chargé", a expliqué à l'AFP le responsable sécurité du centre, Grégory Gobin. L'animal, d'une soixantaine de kilos, a ensuite passé les caisses et foncé dans la galerie marchande, vers un salon de coiffure "où se trouvaient coiffeuses et clients, tétanisés", a-t-il poursuivi.

Ces derniers ont réussi à sortir de la boutique avant que l'agent de sécurité et un de ses collègues ne bloquent l'animal, d'abord en maintenant la porte, puis en la condamnant à l'aide d'un pot de fleurs. "Le sanglier s'est senti piégé: il a 'massacré' le salon de coiffure, il a arraché les lavabos, on a même dû couper le courant, puisqu'il y avait des sèche-cheveux en marche", a expliqué M. Gobin, comparant l'animal à "un ouragan".

Un vétérinaire, appelé par les secours, a maîtrisé l'animal à l'aide d'un fusil hypodermique une heure après l'intrusion du sanglier, qui a été transporté dans une salle communale. "Il y a de fortes chances pour qu'il soit euthanasié", ont indiqué les pompiers de Meurthe-et-Moselle. Selon les pompiers, le sanglier venait probablement de la forêt qui borde la zone commerciale de Frouard.

Source: LeFigaro.fr

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21 février 2011

L'alternative (02/11)

 

 

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15 février 2011

La coupe aux grandes oreilles (2010/11)

 

  • Ce sont les meilleures équipes
    Sie sind die allerbesten Mannschaften
    The main event

    Die Meister, die Besten, les grandes équipes, the champions !

    Une grande réunion
    Eine grosse sportliche Veranstaltung
    The main event

    Ils sont les meilleurs
    Sie sind die Besten
    These are the champions

    Die Meister, die Besten, les grandes équipes, the champions !
    Die Meister, die Besten, les grandes équipes, the champions !










    En route vers Wembley! 

    . Arsenal FC
    . Fussball Club Bayern München
    . Futbolnyi Klub Chakhtior Donetsk

    pour ma derniere equipe j'ai hesité avec le zenit... 
    mais sinon je serais evidemment le premier supporter des equipes françaises (sauf auxerre)!!
    21 août 2010, 12:40  
  • ‎.Chelsea
    .Shalke 04
    .Real Madrid

    Super, on va pouvoir chanter tous en coeur!
    Héhé, je coupe l'herbe sous le pied de fouin en prenant le Real avant lui^^
    21 août 2010, 13:04 
  • héhé Fouin il doit encore faire le crocodile blanc aujourd'hui, du coup sa plainte ne sera pas recevable et il va devoir mettre l'inter ET la roma ^^
    21 août 2010, 16:05 
  • En plus je suis sur qu'il meurt d'envie de mettre le plus possible d'équipes italiennes^^
    21 août 2010, 16:21 
  • Au passage j'en profite pour m'insurger contre les paroles du theme de la ligue des champions! Etant l'un des meilleurs traducteurs du monde je ne peux cautionner un travail de traduction absolument baclé!! 
    21 août 2010, 16:23 
  • héhé moi qui suis totalement bilingue en americain west coast je ne m'en formalise pas
    21 août 2010, 16:28 
  • Bien que je ne faisait pas le crocodile blanc je me suis fait souffler le Real par Général! J'étais doutes et hésitations concernant cette équipe, du coup je vois plutôt le hold-up Généralien, comme un coup du destin, qui ne me sera peut-être pas défavorable, cf. Bordeaux^^
    22 août 2010, 17:57 
  • Sinon, mes pronos:
    - Football Club Internazionale Milano (on est fidèle en amour ou pas)
    - Sport Lisboa e Benfica (je viens grossir la cohorte des socios les plus nombreux au monde, au grand dam du bab, ce qui lui a coûté une future bouteille de vin^^)
    - Sportverein Werder Bremen (mon coup de poker vu qu'ils ne sont pas encore qualifiés, j'ai longuement hésité avec l'Ajax, mais le résultat du match aller me recommande la prudence et de miser sur les teutons plus que sur les bataves)
    22 août 2010, 18:02
     
  • Et enfin moi aussi j'apprécie tout particulièrement l'oeuvre du paresseux traducteur anglais qui ne s'est pas foulé et contenté à chaque fois d'un seul mot, pas toujours le plus approprié en plus!^^
    22 août 2010, 18:04 
  • Bon j'avoue avoir quand même été grandement tenté par mettre la Roma, qui a réussi l'exploit de réunir les deux "empereurs" du football^^
    22 août 2010, 18:05 
  • c'est un scandale que le Benfica se revandique club avec le plus de supporters sur des chiffres de 2007!!!! 
    je ne payerai jamais la bouteille!
    23 août 2010, 13:08 
  • D'apres le site "futebolfinance" (le boxofficemojo du foot^^), c'est aussi vrai en 2009^^ Je commence a sentir la douce odeur fruitee d'un gewurtz gratuit^^ Apres il n'y a pas de chiffres plus actuels et le pari a ete etabli (les mains ont ete tapees) en Juillet 2010, donc tu peux considerer que ta dette est soldee^^
    23 août 2010, 14:06 
  • Ca sent l'embrouille a l'italienne tous ces chiffres pour endormir le babouin^^
    23 août 2010, 18:06 
  • ‎"futebolfinance"!!! c'est du portugais! un site devoué a la cause du benfica! c'est irrecevable! tout est obsolete dans tes chiffres et années!

    raaaaah j'ai hate que ça demarre ^^
    23 août 2010, 20:43 
  • Héhé, le coup de poker de Fouin est en prolongation, tout est encore possible ^^
    24 août 2010, 22:42 
  • C'est clair, but à la 92ème, c'est très chaud!!^^
    24 août 2010, 22:44 
  • Pizarro le liberateur! Chanceux^^
    24 août 2010, 22:51 
  • Hehe c'est vrai que ca s'est joue d'un rien^^ Mais bon, j'ai mes trois representants en CL! Plus mon amour indefectible des clubs francais.
    25 août 2010, 08:32 
  • C'est chaud brulant! 
    comme Fouin je suis maudit par les dieux du football qui m'ont casé deux de mes equipes ensemble! 
    que de beaux duels en tout cas ça annonce !
    26 août 2010, 18:53 
  • Par contre moi je m'en sors plus que bien^^
    Si mes équipes n'arrivent pas en 8eme ce sont vraiment des chevres! Je serai intrinsigeant tel Saez a ce sujet!
    26 août 2010, 19:04 
  • héhé Schalke ils peuvent galerer quand meme ^^ 
    Je suis furieux de voir que le groupe le plus facile est encore celui du barça !!!!
    26 août 2010, 19:07 
  • Clair! Salopards de catalans! Ils vont encore allumer l'arrosage de la pelouse quand ils seront pas contents de se faire sortir en 8eme par Auxerre^^
    26 août 2010, 19:18 
  • héhé ou en 8eme de l'europa league par le PSG ^^
    26 août 2010, 19:28 
  • Fouin renoue avec la tradition avec une seule de ses equipes survivant aux phases de poule ^^

    General et moi passant nos 3 poulains avec le talent qu'on nous connait ^^

    bravo a Marseille et Lyon!

 

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Edit Fouin : Mon vote pour déterminer les meilleures équipes! (on notera quelques différences avec bab^^) 

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Edit General: Avec un peu de retard, voici mon vote (sans tenir compte des deux premieres journées^^):

Snapshot_1

 

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12 février 2011

Kira Kira Japon ! (Tokyo Part II)

Bab ayant brillamment commencé il m’incombe maintenant de prendre ma plume pour clôturer le récit de nos vacances nippones ! En effet cette œuvre maudite ne peut rester inachevée et la cohérence temporelle voudrait que l’on y mette un point final avant que ne soient closes nos aventures philippines ! Il faut dire que nous sommes d’une génération plutôt mise en garde sur le risque de cataclysme provoqué par le fait de laisser ouvertes des failles temporelles : des films comme Terminator, un coup de tonnerre (où un incident anodin au cours d’un safari à l’époque des dinosaures change le cours de l’évolution) ou dans une version plus franchouillarde, Les visiteurs l’ont suffisamment illustrés !  A noter que les scénaristes d’une série actuelle, The Event n’ont pas encore totalement pris la mesure de ce danger et s’évertuent à perdre le spectateur avec de multiples allers-retours dans le temps, fous, ils ne savent pas ce qu’ils font !

the_event

 

Je reprends donc la narration où Bab l’avait laissé, « For Love and Justice » comme le dit la devise du Japon !

photo

(la photo restera a l'envers malgre mes efforts de hacking)

Aussi agréable qu’ai été notre hôtel, il y avait quand même quelques désagréments qui allait nous pousser vers l’extérieur vite fait ! En premier lieu la coexistence avec nos curieux voisins de chambrée, des chinois bruyants et tapageurs. Ayant goûté à la rigueur hôtelière nipponne et à son intransigeance quant aux horaires et à la bienséance nous imaginions aisément que ces hôtes ne devaient pas spécialement être appréciés ni bien vus des réceptionnistes et autres gérants du Shinjuku Washington… Eu égard au manque d’éducation et à la saleté légendaire des chinois (enfin c’est surtout la façon dont les japonais les perçoivent, mais il faut avouer que c’est plutôt réaliste) nous avons cerné et dressé le profil psychologique de nos voisins, des vendeurs de lisiers du fin fond de la campagne chinoise ayant fait fortune de leur peu noble commerce et venus s’encanailler dans la capitale japonaise ! Si on ajoute à ca les terrorisantes femmes de ménages de l’hôtel et une curieuse propension de notre part à nous réveiller en sursaut à 6h du mat (sans doute autant due au décalage horaire, qu’à des restes de l’attaque nucléaire qu’à subi l’archipel) il était plus que temps pour nous de mettre les pieds dehors !

 

Comme précisé par Bab le métro de Tokyo allait être notre premier contact avec le monde extérieur, ainsi que le point d’ancrage et le fil conducteur de notre séjour. Il allait pouvoir mettre en valeur mes talents de « boussole humaine » capable de se diriger en toute circonstance, talent toutefois bien vite inopérant et mis en déroute dans le dédale des innombrables galeries commerciales de ce métro qui m’ont bien entendu colées des suées quand, inévitablement, à un moment du séjour il m’a fallu rejoindre prestement notre hôtel et ses toilettes avant-gardistes (ahhh, les toilettes japonaises…) pour abus de nourriture riche ^^ Labyrinthe infernal, le métro de Tokyo sait aussi se faire temple spirituel, Bab et moi ayant plus d’une fois été abordé par de ferventes fidèles, sortes de témoins de Jehova nipponnes,  pour savoir si nous ne voulions pas aller avec elles à l’église.

 

N’ayant plus en tête la chronologie exacte des événement (ce voyage commence un peu à dater), je me propose plutôt de les aborder par thèmes, un peu comme des chapitres d’un livre passionnant chroniqué par Ali Badou^^, thèmes qui seront la nourriture, le shopping, la vie nocturne et enfin les loisirs !

 

Commençons alors par un domaine qui nous est cher, la bouffe^^ ! Un soir, harassés par nos multiples pérégrinations urbaines, notre estomac (et sans doute un peu notre guide lonely planet aussi^^) nous a conduit dans un magnifique restau traditionnel (Komagata Dojo m’indiquent mes photos exceptionnellement bien triées^^), où comme le veut la coutume, nous avons du nous déchausser pour passer à table (il faut le dire vite, en fait nous étions agenouillés pour diner).

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(on dirait que je me roule un gros petard de ouide)

La nourriture n’éveille pas en nous de souvenirs émus car l’essentiel est ailleurs : après s’être jette quelques bouteille de saké derrière nos cravates de salary men nous avons entamé une discussion avec nos voisins japonais qui prenait Bab pour l’idole footballistique française « Zizou » :-) La communication était sympa quoiqu’un peu décousue, nos interlocuteurs parlant un anglais que même Bab pouvait qualifier d’approximatif. Toutefois l’heure tournait, et une fois le repas et les bouteilles finis, il était temps pour nous de rentrer au bercail. Après que nous ayons payé, les tenancières nous ont remis un morceau de bois sur lequel figurait un pictogramme qui indiquait, pour l’accueil, quelles chaussures il fallait nous rendre (les nôtres en gros^^). Echauffé par beaucoup de choses telles que le saké, la communion footballistique avec nos voisins du diner, le sourire enjôleur de la serveuse, je n’ai d’abord pas compris le concept et ai pris ce bout de bois pour une offrande symbolisant l’amitié entre nos deux peuples français et japonais… Le regard interloqué de la serveuse devant mes remerciements teintés de larmes d’émotions, m’a vite fait me rendre compte de mon erreur et m’a ramené à une réalité plus terre à terre^^ ! 

Au rayon extase culinaire il faut bien sûr citer le bœuf de Kobé que les carnivores que nous sommes se devaient de tester, ce qui fut fait avec le plus grand bonheur, cette viande méritant totalement sa réputation ainsi que son prix exorbitant…un petit gout d’Olympe !

 Un peu moins raffiné fut le canard qu’un serveur a essayé de nous refilé dans un autre restaurant. L’homme essayait de nous vanter les mérites du volatile et surtout de sa peau qui était raclée, presque exfoliée (enfin c’est ce qu’on a compris l’anglais du serveur n’étant une nouvelle fois pas au top^^). Peu convaincu par les mérites de ce gallinacé acnéique, nous n’avons pas fait honneur au meilleur canard de Tokyo !

 

Terre de gastronomie, le Japon l’est aussi bien sûr de shopping et nous n’avons pas manqué d’arpenter les magasins tokyoïtes. Toutefois retirer du bel argent pour le dépenser n’est pas choses aisé au Japon, leur système bancaire étant totalement déconnecté du notre et je ne compte plus le nombre de distributeurs ayant refusé ma pourtant magnifique collection de cartes bleues^^ !

Une fois ce problème réglé, les geeks que Bab et moi sommes se sont mis en quête de trouver un petit robot chien, qui selon nous devait être un des must de la hype, de Paris à Tokyo^^ Autant dire que notre quête a été complètement vaine, visiblement la mode des "little robot dog" n'a plus court au japon, nous nous sommes fait railler plus d'une fois en les demandant et en les recherchant... (on avait vraiment l'air d'abrutis a mimer un chien robot alors qu'ils ne comprenaient absolument rien a ce que deux droles d'occidentaux recherchaient... pour cause les robots chiens, ayant ete un echec retentissant, n'existaient plus depuis 5 ans).

Et je ne fus pas plus heureux, quand voulant revenir à des requêtes plus simples, j’ai essayé de demander des timbres pour mettre sur mes cartes postales. Encore une fois, mauvaise communication en anglais (il faut dire qu’après plusieurs vendeurs me signifiant leur refus de parler autre chose que du japonais je n’ai rien trouvé de mieux à faire que de mettre un coup de pression à la seule vendeuse qui venait me voir en faisait un effort anglophone^^) ou poids des traditions au Japon, je fus envoyé devant une boutique de cachets en cire, marqués du sceau de l’Empereur plutôt que devant une boutique de timbres :-) !

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Philosophant sur ce choc des cultures nous déambulions dans les rues illuminées des magasins de Shinjuku et remarquions que les noms d’enseignes en français  avaient une très grande côte à Tokyo. Notre esprit d’entrepreneur se mis à voir tout le parti que nous pourrions tirer de cet amour des japonais pour les mots français et nous rêvions à voix haute des possibilités de business qui s’offraient à nous : quand je décide de monter une affaire je ne fais pas les choses a moitié, et mixant le goût nippon pour l’artisanat de qualité et les mots français un peu désuet, l’inspiration me vint ^^ !  Ca ne sera pas qu'une boutique chic et choc que je lancerais, mais bien une nouvelle profession: je serais le Sabottier!

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Gourmands et shopping addict, les Dandys sont aussi de sacrés fêtards et bientôt la nuit tokyoïte n’allait plus avoir de secret pour eux ! Nous nous sommes d’abord échauffés dans le quartier de Shinjuku, proche de notre hôtel, apparemment incontournable pour qui aime sortir. Ce quartier est constitué d’un dédale de petites rues et d’au moins deux ou trois cents bars minuscules, où moins d’une dizaine de personnes (maximum) peuvent tenir. Nous avons jette notre dévolu sur un bar dont le guide disait que la patronne parlait français et était amatrice de cinéma. Et nous n’avons pas été déçu^^ ! 

Passée la désagréable sensation de se faire tondre la laine sur le dos -27 euros pour deux pastis 51, quand même- nous avons détaillé avec surprise le lieu et les personnages qui nous entouraient. Le bar était tapissé d’un mélange un peu improbable d’affiches de films dits d’auteurs et de Benjamin Gates, et à côté de nous étaient installé un professeur de cinéma français entouré de ses étudiants japonais, tout ce petit monde devisant en français. L’érudit professeur, qui disait avoir bien connu Godard ponctuait chacune de ses leçons de cinéma de phrases pontifiantes et sentencieuses telles que « Dans Godard il y a art, Godard c’est l’art… » le tout dans un accent très bourgeois parisien ^^ Je fus bientôt rendu un peu fou par cette atmosphère un peu unique et surréaliste et j’ai voulu apporter mon écot culturel à la soirée en m’extasiant devant une gravure suspendue au mur, que j’ai qualifiée de « belle photo » et qui représentait une paysanne tenant une oie par le cou en noir et blanc… Autant dire que la tenancière interloquée a ponctué ma remarque d’un gros blanc et n’a pas souhaité poursuivre plus loin avec moi ce débat artistique ^^ ! Nous ne nous sommes pas attardés dans cet endroit, car du lourd allait nous attendre quelques jours après !

En effet nous nous sommes lancés à l’assaut de Roppongi et sa vie nocturne débridée !  Tout a commencé dans un bars où les gens se rendaient après leur boulot et où se mêlait une faune d’expatriés et de Japonais. Nous avons pu y constater que le charme à la française n'a aucun égal dans le monde, en effet nous nous sommes fait aborder pas plusieurs filles, dont des japonaises vraiment bourrées que leurs collègues se sont empressés de détourner de nous et de ramener chez elles, et deux autres filles, que nous avons soupçonnées être un peu intéressées par quelques rémunérations en échange de leur compagnie (il faut dire que j’avais un peu voulu faire le beau en prétendant que nous logions dans le plus bel hôtel de Tokyo^^) qui avaient clairement mal choisi leur cible : l’une s’adressait au Bab en anglais pendant que l’autre me signifiait qu’elle ne parlait que Japonais ou à la rigueur, espagnol… Curieux !

Forts de ces quelques succès d’estime de début de soirée nous nous sommes mis en quête d’un autre établissement, plus dansant. Nous avons pu admirer la communauté renoi de Tokyo dont apparemment le seul but est d’officier comme videurs de boîtes de nuit (ou clubs de strip-tease), menée par un homme charismatique, le plus stylé des renois du Japon, avec un manteau en fourrure de zèbre ou de tigre sibérien^^. Une fois entrés dans un établissement notre charme a de nouveau opéré et Bab a du repousser les avances d’une japonaise qui avait une tête un peu canine, ce qui m’a fait lui dire qu’il n’avait pas été très affectueux avec hachiko le chien fidèle (mythe dont Richard Gere s’est emparé pour faire un film que nous n’avons pas vu)^^ !

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Dans cet établissement, des petites salopes à tous les étages (si les féministes veulent bien me passer l’expression) et pendant que Bab et moi, bouches bées, en admirions une qui se déhanchait et se trémoussait avec ardeur sur le bar devant nous, son copain-souteneur de dix-huit – vingt ans est venu me voir en me demandant si sa copine me plaisait et si je voulais repartir avec ! la bière commençant à faire son effet, j'ai voulu jouer la sécurité et nous sommes rentrés à l’hôtel ! C’était déjà bien suffisant car le lendemain je me suis réveillé pataud et groggy, comme un bœuf de Kobé nourri à la bière. Un bon massage et un peu de musique classique apaisante m’auraient faits le plus grand bien^^ !

 (insert bab : en fait bien que tu suis a la lettre le fichier word regroupant toutes nos aventures au japon, tu te trompes sur cette anecdote :

alors que nous faisions les magasins pour trouver des gadgets amusants et originaux pour ramener en France nous sommes tombés en arret sur des appareils de massages portatifs en plastiques… et là pendant que nous les testions j’ai eu le bonheur de te voir l’air apaisé et totalement stupide (yeux fermés, bouche ouverte, limite endormi) en te massant la nuque par un de ses ustensiles, d’ou la ressemblance avec le bœuf de kobé qui est massé et nourri a la biere)

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Pour finir, parce que je suis un peu fatigué d’écrire, mais aussi parce qu’on aime bien s’amuser et faire les cons (parce qu’on aime bien, Petit Ange, remember and never forget), un rapide résumé non exhaustif de quelques distractions qui ont émaillé notre séjour, tel que la découverte des onsen (les bains japonais) où pendant que je m’immergeais avec surprise et crainte dans un bain électrique (sensé simuler la sensation de se baigner avec des anguilles électriques) bab découvrait avec stupeur et honte qu’il n’était que le troisième sur le podium des zizis dans l’établissement ! La faute à deux anglais montés comme des ânes qui nous avaient suivis^^ !

Bab a déjà mentionné ma passion dévorante qui nous a fait rester sept heures à regarder la session de Janvier du tournoi de Tokyo, où j’ai pu à loisir admirer les deux puissants maîtres yokozuna. Bab montrait un intérêt un peu moindre pour le spectacle, mais nos deux esprits se sont rejoint quand dans les tribunes un spectateur a crié "Banzaï!" nous avons répondu en choeur "wAïouuuE!"  Sayonara Coluche! ^^

Enfin, à  Joypolis, temple de sega et de l’arcade japonaise, les forains nippons ont fait la connaissance du plus redoutable challenger que l'arcade n'a jamais connu... son nom?

FFU ! (assez drôle de me voir essayer de rentrer mon pseudo dans 3 lettres en ayant commencé par un doublon). Pour l'historique des contests (contre de redoutables adversaires tels que des collégiennes ou encore des couples d'ados) on a fait : 2nd, 3eme, 3eme, 2nd, 2nd... rageant !!

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Voilà qui clos le récit de nos aventures au Japon, achevées fin Janvier 2009, et autant vous dire que nous n’attendons que d’y retourner ! Peut-être un jour avec Général, qui nous avait assuré pouvoir apprendre le Japonais en deux semaines tout au plus, on attend encore :-)!!

 

Sayonara !

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Posté par fligouguigou à 19:28 - Road trip (déchaine la fureur Mitch!) - Commentaires [2]

01 février 2011

La France! Le Coq! Les Bleus!

28 janvier 2011

Les Dandys chez les Picaros (Philippines Part I)

FOUIN prend la plume :

 

C’est parti, retour sur le devant de la scène de notre mythique blog et de ses récits de voyages qui ont fait sa légende !  Pour entrer de plein pied dans l’année 2011 les Dandys, amputés d’un Général fauché, amoureux et travailleur, fidèles à leur attirance pour l’Asie, ont décidé de mettre le cap sur les Philippines.

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Manille -> Banaue (centre nord) -> Sagada -> Manille -> El Nido (nord de l'ile a l'ouest) -> Manille


 

 

Destination peu commune me direz-vous, mais quand comme les Dandys on ne sait choisir entre les randos ou autres activités sportives à l’extérieur et les après-midi de farniente sur des plages de rêves, la destination s’impose d’elle même !

Toutefois une telle destination se mérite et pour la rallier, rien de moins qu’un éprouvant voyage Paris-Jeddah (en Arabie Saoudite) Jeddah-Manille d’environ 24h à bord d’avions de la Saudi Airlines, compagnie plutôt spartiate qui en terme de mauvais service n’a rien à envier à ces transporteurs de bestiaux que sont Air China (qui avaient bien fait souffrir les Dandys lors de leur précédent périple nippon).

Le voyage a donc comme il se doit été entamé par une soirée parisienne où nous avons retrouvés avec plaisir nos deux QG que sont l’auberge de jeunesse du Louvre et la désormais légendaire Taverne Kanter la jouxtant ! Le Gewurst et la nourriture y sont toujours aussi bons, notre repas a été à peine troublé (en fait ça nous a plutôt amusé) par la présence, à côté de notre table, de quatre énergumènes représentant ce que Paris compte de pire en terme de pseudo intellectuels pédants… Leur discours verbeux sur la politique et la religion donnait certes au bab quelques envies de faire le coup de poing, mais nous avons économisé nos forces et une courte nuit plus tard nous étions à Roissy, prêts à embarquer.

 

Le trajet Paris-Jeddah s’est déroulé sans encombre, à savoir que j’y ai beaucoup dormi pendant que bab faisait la connaissance de la faune que composaient ses voisins de sièges.

 

Tout d’abord un moniteur de plongé un peu filou (un voyou à la petite semaine de l’aéroport de Manille doit encore croupir dans une geôle pour avoir tenté de lui soutirer une bouteille de whisky) qui semblait moins amoureux de sa compagne philippine que du resort que cette union allait lui permettre d’ouvrir (là c’est un procès d’intention totalement gratuit, je suis sans doute mauvaise langue !)…

Bientôt bab fut initié à une technique de plongée apparemment américaine et révolutionnaire dont seulement six personnes (dont l’interlocuteur de bab) étaient dépositaires…

 

Insert Bab

(pour l’anecdote il me tendit sa carte d’instructeur (un des 6 en France ou dans le monde) en me bassinant tellement sur je ne sais quoi, que fatigué et ayant decroché depuis deja un moment, je m'appretais a la mettre en marque page dans mon bouquin pensant que c’etait une de visite pour faire sa pub, il ne l’entendit forcement pas de cette oreille et me reprimanda)

 

(afin de mieux decrire l’hurluberlu il faut le visualiser avec un cuir trop grand pour lui, tout droit sorti des Ripoux, un coté tres franchouillard et avec les idées bien arretées… quelques reflexions sur le niveau de civilisation des arabes et des philippins firent grincer les dents du couple de passagers devant eux, voir ci dessous)

Fin insert

 

Mais ce personnage haut en couleurs n’allait pas être le clou du voyage ! Juste devant le bab siégeaient un couple assez remarquable : une jeune canadienne, envoyée en mission aux Philippines par une ONG s’occupant du droit des femmes (par la suite nous allions découvrir que la quasi-totalité des touristes aux philippines sont membres de diverses ONG toutes plus farfelues les unes que les autres) ainsi que son copain, grand artiste devant l’éternel. Son inspiration créatrice ne pouvant être domptée pendant sept heures de vol il s’est mis à sortir sa gouache et ses pinceaux dans l’avion, et est sorti de ce génial cerveau en ébullition un magnifique chef-d’œuvre (un soleil et un arbre, tous les deux esquissés grossièrement) que n’aurait pas renié un enfant de CP.  Bref un voyage assez distrayant, marqué par un atterrissage qui une fois de plus provoqua des sueurs froides au bab, au bout duquel nous étions en terre d’islam.

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(j'ai cherché un dessin d'enfant se rapprochant de son talent, impossible, celui là est mille fois mieux dessiné...)


Nous avons été accueillis par une douce complainte de mosquée ponctuée de résonnants « Allah Akbar ». Cela a sans doute été le point de départ de la transformation, au cours du voyage , de bab en parfait muslim, priant vers la Mecque dans l’avion, se lavant les fesses à grands jets d’eau et n’absorbant ni délicieux porc philippin ni alcool (cette dernière particularité allait d’ailleurs le tirer d’une situation assez délicate près des chutes d’eau de Sagada, mais nous y reviendrons plus tard)…

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L’aéroport de Jeddah ressemble plus à une cabane à outil qu’à autre chose, sans possibilité de retirer de l’argent (un détail qui me préoccupe toujours) et où l’unique restaurant n’accepte pas les cartes bleues. Un billet anglais oublié dans mon larfeuille et converti en délicieuses croquettes de poulet nous a toutefois sauvé de la famine qui nous guettait.

 

Insert Bab

(petite particularité de cet aéroport, les hommes d’entretien sont revetus d’une combinaison orange pareille a celles des prisons americaines… assez troublant)

 

(pour ce qui est du « Restaurant », en plus de ne faire que rechauffer des choses peu ragoutantes, chacun des employés porte une toque de grand chef cuistot, peu propice a servir des tranches de pizza dessechées ou des simulacres de sandwichs daunat)

 Fin insert

 

Ces biens basses nourritures terrestres ne suffisaient à notre couple canado-artiste qui apparemment en préféraient de plus spirituelles et le peintre de génie a profité de cette escale pour enseigner à sa copine l’art aussi délicat que subtil de la peinture à l’eau dans le restaurant, dans un ballet de creation a quatre mains, un moment d’une rare beauté. Pendant que je découvrais avec surprise et ravissement les toilettes turques de l’aéroport, bab négociait avec l’incorruptible plongeur une plongée à Puerta Galera au milieu des requins, ces foutus mangeurs d’hommes ! Un peu audacieux pour des novices comme nous et ce ne sont pas les images de requins que le moniteur de plongée montrait sur son caméscope à qui voulait les voir qui étaient de nature à me rassurer ! Mis à part ces petits évènements, l’attente fut un peu longue et nous n’étions vraiment pas mécontents de monter dans l’avion pour Manille !

 

Le trajet fut cette fois un peu moins agréable car beaucoup plus long. Le bab ressassait à l’infini sa terreur des atterrissages et de là naquit la légende de bab « l’aigle de feu », pilote exceptionnel et intransigeant qui ponctuerait tous ses vols non pas d’un terrorisant atterrissage mais d’un survol en boucle de l’aeroport, evacuant les passagers par les toboggans d’evacuation avant de s’éjecter du cockpit.

De mon côté je me livrais à mon activité favorite dans un avion (dans beaucoup d’autres endroits aussi d’ailleurs^^), dormir. Je me parais alors de la magnifique couverture bleu foncé fournit par Saudi Airlines, mise comme une cape, ce qui me conférait, quand je me levais, une ressemblance certaine avec Zach Galifianakis dans le « dinner for schmucks » (ressemblance qui maintenant pourrait être encore plus poussée du fait de mon imposante barbe actuelle ^^ )

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Mais après plus de dix heures de vol nos peines allaient toucher à leur fin et Manille était en vue ! Un peu déboussolés par ce long voyage nous étions plongé dans le chaos de l’aéroport de Manille dont nous avons eu un peu de peine à nous extraire ! Au moment de prendre notre taxi nous nous sommes fait passer devant sans un mot ni un regard par le couples de peintres ONG, me confortant dans mon idée que les membres d’ONG, sous couvert d’une activités « noble et éthique » sont les plus grandes crapules, profiteurs et carotteurs que la terre ait engendré, bref je ne les aime pas vraiment ! Le sang du bab bouillonnait (ENFANTS DE PUTES) mais il nous fallait garder nos forces pour une cause plus noble, à savoir trouver le terminal de bus qui nous permettrait d’aller dans le nord du pays.

 

En effet nous avions décidé de ne pas nous attarder dans l’étouffante Manille et de filer directement vers la région dite du Nord de Luzon, où nous attendaient magnifiques paysages, randonnées dans les rizières en terrasses et rafting. Tout cela quand même au prix de neuf heures de bus, directement à notre descente d’avion. Avertis de la longueur du trajet nous ne l’étions toutefois pas de la conduite du chauffeur, que l’on pourrait qualifier sans rien exagérer du tout, de suicidaire ! Les neuf heures de bus furent un festival de dépassements plus que téméraires (dans des virages en epingles, larges comme un sentier de marche, plongés dans la nuit noire), de coups de klaxon, d’appels de phares, de brusques coups de freins désespérés, si bien que l’embrayage du bus montra quelques bien légitimes signes de faiblesse bien avant d’arriver au petit matin à notre destination, la petite ville de Banaue.

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L’occupation de la chambre d’hôtel, la prise d’un petit déjeuner consistant et la découverte de la petite ville nous ont occupés toute la matinée. Nous décidâmes de consacrer l’après-midi à une randonnée de quatre heures, accompagnés d’un guide, dans les rizières en terrasses bordant la ville.

Pour nous rendre au sommet de la montagne le guide nous installa, bab et moi, dans le moyen de transport local, très prisé aux philippines, le tricycle. Toutefois ces bolides sont plus adaptés à la consistance de « chats maigres » des philippins qu’à la robustesse occidentale de bab et moi… N’ayant cure que son bolide peinait et galérait notre conducteur s’acharnait quand même à mettre les gaz et à aller à fond les gamelles, bab et moi dans la partie side-car, risquant de se séparer de la meule façon le corniaud^^ !

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(les deux gouatreux serrés comme des sardines dans le side)

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(pour donner un ordre de vitesse là ça devait etre du 5km/h... plus haut ça ne depassa pas la vitesse d'un velo le tout dans un boucan pas possible tant la becane tirait pour ne pas caler)

 

Mais nous avons survécu et la rando pouvait commencer entre les explications de notre guide (un peu vaines, ni bab ni moi n’avons retenu les secrets de la récolte du riz^^) et ses crachats rouges, dus à une plante que le philippins des montagnes aiment chiquer !

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(Banaue c'est tout au fond en arriere plan, on est parti de la droite de la photo, tout en haut, pour continuer sur la gauche jusqu'a retourner dans le village)

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Rando mortelle, comme peuvent en témoigner les photos, mais qui fut quand même ponctué d’un incident^^. Un peu fatigué par la marche et le long voyage j’ai un peu perdu ma lucidité en sentant une bête de la taille d’un chat passer à côté de moi dans les fourrés… Je n’ai pas pu retenir un cri malheureusement peu viril^^. Dévoué, notre guide qui marchait devant, s’est retourné et s’est enquit des causes de ma terreur et de mon alerte en demandant d’un air goguenard « An insect.. ? » Voyant qu’il me prenait un peu pour un pied tendre et qu’il n’avait pas mesuré la gravité du danger je lui ai répondu d’un ton grave et sérieux « No, an animal ! ».

Insert attendu du Bab

(c’etait tout au plus une souris, et la tonalité de la voix, apeurée, de Fouin pour repondre au guide etait plus proche de celle de michel serrault dans la cage aux folles que d’un « ton grave et serieux » ^^ )

Fin insert

 

Peu convaincu par mes mises en garde, le guide a repris sa marche pendant que le bab entonnait cette chanson de James Blunt qui correspondait on ne peut mieux à la situation, « No bravery » ^^.

Après toutes ces émotions notre retour à l’hôtel fut apprécié à sa juste valeur, nous allions enfin pouvoir dormir dans un vrai lit et reprendre des forces pour poursuivre nos aventures dont le récit devrait suivre très bientôt !

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(relu, agrémenté, corrigé (que de coquilles !) et publié par le redac en chef Bab)

 

Posté par fligouguigou à 17:32 - Road trip (déchaine la fureur Mitch!) - Commentaires [4]

24 janvier 2011

Mojito, boubou et échauffourées (roman photo)

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starring MuslimBab, BoubouFouin and TexasGeneralRanger

 

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Bab: "regarde General je suis un hologramme, je vais te spamer façon chinoise!"

General: "moi je suis un cowboy"

 

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Bab & General paniquent: "cette foutue bouteille de perrier est en mode avion! attrapons là vite!"

 

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Fouin mythonne : "c'est la poutre de bamago ! "

 

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General: "je suis a l'aise dans mes bottines, ce rhum j'en fais mon affaire"

 

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Fouin: "avec du poulet et du riz ça serait delicieux"

 

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General: "ce delicieux rhum se marierait subtilement avec du caviar"

 

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Mojito: "buvez moi, je vais vous rendre tous fous!"

 

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Bab & Fouin ambiance a l'africaine

 

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Fouin: "-1, j'ai tout donné dans cette partie"

 

Le Gang de Bois Renard

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Fouin & bab : "héhé ce rhum decuple notre allure, melange de classe et de sobrieté !"

 

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Bab aime les stereotypes

 

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Bab en pleine reflexion sur la paire de lunettes a revetir suivant l'ambiance de la soirée

 

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General se fait corriger comme un voleur de citron par Fouin

 

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Fouin pull blanc, pantalon noir (homme blanc, coeur noir)

 

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General : "héhé je suis ivre et hors de controle!"

 

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Fouin danse coupé décalé

 

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Fouin et General sont copains comme cochons

 

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General: "je vais t'avaler"

Fouin: "ne me creve pas les yeux avec ton nez!"

 

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General: "je suis mel gibson (hors de controle) "

 

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General derape: "Tu me fais honte! Tu ressembles à une putain de truie en chaleur et si tu te fais violer par une bande de négros, tu l’auras bien cherché! Je vais venir brûler ta putain de maison, mais tu me tailleras une pipe avant!"

 

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General semble avoir repris ses esprits mais laisse Fouin sous le choc de certaines revelations

 

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Mais le scandale habite General et c'est la rechute

 

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General: "les juifs sont responsables de toutes les guerres dans le monde! "

 

 

 

Quelques heures auparavant...

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General confiant: "ce rhum est moins fort que dans mon souvenir"

Posté par fligouguigou à 00:00 - Commentaires [3]

24 janvier 2010

Les Dandys Gaijing (Tokyo Part I)

Je préviens d'office je ne parsèmerais pas cet article de termes, expressions et autres japonaiseries en langue locale, pour la simple raison qu'on en connait pas (ce qui nous plongea plus d'une fois dans des situations de grande solitude).

La je commence le récit de nos nippones aventures dans la venerable enceinte du Ryõgoku Kokugikan ou Fouin nourrit sa dévorante passion pour l'art des sumotoris.

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Mais revenons aux prémisses de notre séjour, nous avons posé le pieds a Tokyo vendredi après près de 30 heures de périples en trains, avions et autres bus (le tout sans dormir pour ma part, le comprimé destiné a m'assommer tel un bourrin n'ayant réussi qu'a me constiper jusqu'à ce jour) et ce pour 12 jours.

Vendredi 8 janvier 2010:
21h45
On se pose avec notre deuxième vol de la journée sur Air China dans un atterrissage driftien pour nous mettre direct dans l'ambiance, ceux qui connaissent ma fébrilité lorsque les avions se posent peuvent facilement imaginer que je m'accrochais en m'appuyant le plus fort possible contre mon siège lançant des "oh putain!" et transpirant sous les rires de Fouin le brave.
Mais nous voici déjà devant la douane qui (j'en prenais tout juste connaissance) n'acceptait aucune importation alimentaire a base de cochon telles que les rillettes que j'avais dissimulé dans mon sac en prévision d'un encas une fois arrivés a notre hôtel...
L'heure était a l'embrouille et je revêtais l'habit d'idiot occidental que nous n'avons pas souvent quitté par la suite pour me depetrer de cette sale affaire de contrebande de charcuterie française qui me pendait au nez.
Je marmonnais mon plus primaire anglais (hehe oui je n'ai pas vraiment eu a me forcer) face au questionnement tout aussi approximatif de mon interlocuteur, et laissait en l'état mon sac scellé par les autocollants de son passage en soute lorsqu'il m'intima de l'ouvrir pour l'examiner.
L'ouverture ne lui laissait pas une grande marche de manœuvre et après avoir mis la main sur un paquet de galettes St. Michel (négligemment laissé la pour le distraire) il abandonna son exploration et dans la plus pure tradition familiale je fis du biz de cochonaille dans le dos de l'empereur.


Mais ça y etait, nous etions deja plongés au coeur de la megalopole tokyoide, et il fallait se familiariser avec l'indispensable reseau ferroviaire pour rejoindre notre hotel (il faisait nuit et un froid de canard).

le metro de tokyo est dense, c'est le moins qu'on puisse dire, et il regroupe comme autre petite particularité le fait d'etre constitué d'une multitude de lignes appartenant a des compagnies differentes.

 

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exemple: si tu prends un billet JR tu ne peux circuler que sur les lignes JR Yamamoto. Pour aboutir sur une station qui n'est pas sur le JR ben tu prends un autre billet sur la ligne en question (mieux vaut etudier le trajet a l'avance).

pour le tarif, tu payes en fonction de la distance que tu vas parcourir, la pratique la plus courante pour les touristes etant de prendre le billet le moins cher et de faire l'appoint une fois que tu arrives a destination.

par contre le metro japonais est d'une propreté et d'une ponctualité ahurissante! 


bien maintenant que nous avons fait les presentations avec l'unique moyen de transport que nous avons utilisé je vais reprendre le fil chronologique du voyage.


Une fois arrivés dans notre hotel le classieux mais bon marché Shinjuku Washington Hotel nous avons pris possession de notre spartiate chambrée. Spacieux n'est pas le maitre mot chez les japonais, tout y est confiné et exploité au maximum.

et ce fut egalement l'occasion de commencer des gestes qui deviendront quotidiens lors de notre sejour:

. mettre le panneau "do not disturb" sur la poignée chaque soir                                                        

. faire un petit tour dans le supermarché domicilié dans notre hotel et ouvert H 24 pour acheter des glaces                                                                


mais nous allions decouvrir que, malgre nos precautions, la rigueur nippone ne s'embarrasse pas de tact pour veiller aux traditions ancestrales qui sont de : se lever tot, travailler tard, etre propre et discret... aussi nous fumes reveillés par la reception de l'hotel par le biais du telephone qui nous fit sursauter et engagea une drole de conversation avec Fouin pas specialement ravi de se faire sortir de ses reves aussi brusquement (souvenez vous du "il faut aller travailler!" d'un Fouin completement groggy tentant de se lever, un peu etonné de la rapidité de la nuit, confondant le bruit de l'ordinateur que j'avais eteint avec la sonnerie de son reveil).

un affrontement plein de defiance s'engagea donc tout au long de nos vacances entre le receptionniste et Fouin, et la decadence occidentale ne flechira jamais! "hommes blancs tel gros panda: faineants, insouciants et affamés!" grommelle il surement encore...

 

Posté par fligouguigou à 22:30 - Road trip (déchaine la fureur Mitch!) - Commentaires [0]